Sport et études, compatibles ?

Mener de front le lycée et les entrainements intensifs, pas si facile ! Deux jeunes sportifs talentueux Julien Bourdiaux et Pauline Garcin nous transmettent leur expérience.

Pauline Garcin, actuellement en classe de Seconde Générale, nage 12h par semaine (7 entraînements par semaine) et a un emploi du temps scolaire chargé (8h-17h). Au lycée, Pauline n’a pas de difficultés scolaires et peut donc se permettre de passer beaucoup plus de temps à l’entraînement.

Pour s’organiser entre les devoirs et les entraînements, Pauline s’avance un maximum le week-end mais dans la semaine, les devoirs passent après l’entraînement et le coucher est donc retardé. La nageuse nous raconte sa journée-type : « Je me lève le matin à 7h pour aller en cours à 8h. Je reste la journée au lycée, jusqu’à 17h. Après les cours, je rentre chez moi et je goûte. Si j’ai le temps, je commence mes devoirs mais généralement je vais directement à la piscine. Je sors de l’entraînement vers 20h30 et je vais manger. Ensuite, je fais mes devoirs et je me couche vers 23h. »

Julien Bourdiaux est lui en 1ère STL et pratique le cyclisme jusqu’à 13h par semaine en période de compétitions. Il figure parmi les 10 meilleurs coureurs cyclistes juniors français . Julien n’est pas en horaires aménagés et a donc un emploi du temps scolaire également chargé. Il n’a pas de difficultés scolaires. Le jeune cycliste fait partie du collectif juniors Bourgogne-Franche-Comté et a intégré l’équipe « BTWINU19RACINGTEAM » qui le suit dans ses entraînements et veille au bon déroulement de sa scolarité, Julien doit d’ailleurs lui envoyer ses bulletins à chaque fin de trimestre. Il nous explique qu’il est nécessaire de bien s’organiser entre les devoirs et les entraînements. Pour lui, il est difficile de s’avancer le week-end car il a beaucoup de compétitions et doit donc faire ses devoirs du jour au lendemain, « c’est pour cela que j’écoute bien en cours », affirme Julien.

Avec toutes ces heures d’entraînement, il est difficile de trouver du temps libre pour sortir avec des amis par exemple. Pauline arrive malgré tout à trouver du temps pour voir ses amies les week-ends où elle n’a pas de compétitions. Quant à Julien, le temps partagé en dehors avec ses amis est assez faible.

Nous leur avons également demandé s’ils s’épanouissaient dans cette vie intense de sportif et s’ils trouvaient cela difficile de pratiquer un sport intensivement sans horaires aménagés. Julien nous a affirmé que l’enchaînement d’une journée de cours et d’un entraînement de vélo en plus des devoirs était assez difficile et fatiguant. Pauline s’en sort très bien dans cette vie intense : « c’est une question d’habitude », affirme t-elle. Cependant, elle évoque son principal problème : le manque de sommeil et la fatigue , « le reste, tout va bien ».

Les 2 athlètes ne désirent pas aller dans une structure à horaires aménagés ou un pôle espoir en raison de la distance pour Julien, et de l’attachement à ses proches et à son club de natation pour Pauline.

Julien Bourdiaux et Pauline Garcin s’épanouissent totalement dans leur vie d’athlète neversois et nous ont montré qu’il était possible de combiner le sport intensif et les études.