Retour sur l’affaire Jacqueline Sauvage

Jacqueline Sauvage, meurtrière de son bourreau, libérée : retour sur l’affaire qui a secoué la France.

Enquête

On pourrait croire que Jacqueline Sauvage est une femme comme les autres. Âgée de 69ans, cette femme n’a pas eu la vie facile. Seule survivante d’une fratrie de huit enfants, et fille d’une mère battue, Jacqueline connaît un départ difficile. A l’adolescence, Jacqueline rencontre Norbert Marot, qui deviendra plus tard son mari. Ils donneront naissance à 4 enfants : un fils, Pascal, et trois filles, Sylvie, Carole et Fabienne, d’après Wikipédia.

  Cependant, Jacqueline Sauvage affirme que les 47 ans de vie commune avec Norbert ont été 47 ans de violence. Norbert Marot était un mari violent, il frappait sa femme et a même abusé de ses propres filles. Fabienne, une de leur fille a été violée par celui-ci. Sylvie, une autre de leurs filles raconte que leur père venait dans le lit qu’elle partageait avec sa sœur Carole pour : « se frotter contre nous », elle ajoute ensuite : « On ne savait pas ensuite jusqu’où il allait car il nous isolait chacune ». De plus, Norbert a influencé son fils qui, comme lui, frappait sa petite amie dénonce le journal en ligne l’Express.

  Mais, le 10 Septembre 2012, tout bascule. C’est à la Selle-sur-le-Bied que Jacqueline tire trois fois dans le dos de son mari à l’aide de son fusil de chasse. Jacqueline apprit ensuite que son fils, Pascal, s’était pendu le jour même.

Procès

  En regroupant les informations de différents journaux et sites internet (Le Figaro, Le Figaro Madame, Wikipédia et Le Parisien), nous avons pu établir une chronologie de son jugement :

Un premier procès a lieu le 23 octobre 2014 à la cours d’assises d’Orléans, Jacqueline Sauvage est condamnée à 10 ans de réclusion. Son avocat, Charles Dubosc, affirme : « Cette peine est lourde et les jurés n’ont pas compris ce qu’elle a vécu pendant tout ce temps ».

Contre toute attente, 1 an plus tard, le premier décembre 2015 un procès en appel a lieu à Blois, cependant la demande de libération conditionnelle est rejetée.

  Ensuite, tout s’enchaîne : le 3 décembre 2015 la condamnation à 10 ans de prison énoncée 1 an plus tôt est confirmée par la cours d’assise du Loir-et-Cher. L’affaire ayant un écho national, c’est le 12 décembre 2015 qu’un appel collectif à la grâce présidentielle aura lieu Place du Châtelet à Paris. Finalement le 26 janvier 2016 François Hollande cédera à la pression et accordera la grâce présidentielle à l’accusée, ce qui lui permetterait de déposer rapidement une demande de liberté conditionnelle. Malheureusement, celle-ci lui sera refusée le 12 août 2016 par le tribunal de Melun. Elle demandera alors un aménagement de peine, lui aussi refusé le 24 novembre 2016. La fin de l’affaire aura lieu le 28 décembre 2016 à Paris lorsque la grâce totale lui sera accordée.

Faux-raccords

  Si les nombreuses demandes de libérations et d’aménagements de peines ont toujours été refusées, c’est parce que les faits relatés par l’accusée ne correspondait pas aux analyses scientifiques et aux témoignages des proches recueillis par la police. En effet, Jacqueline affirme que son mari l’a menacée, frappée, et qu’il lui a arraché sa chaîne.  Cependant, l’expertise médicale atteste d’un coup à la lèvre sans relever aucune autre trace de violence significative sur le reste de son corps. De plus, l’accusée soutient avoir pris des médicaments pour faire une sieste de cinq heures mais l’expertise n’a pas relevé de traces de médicament dans son organisme. Elle continue : elle dit avoir  tiré les coups de feu à 16 heures mais ceux-ci auraient été entendus vers 19h et pour appuyer ce fait, une voisine affirme avoir vu Monsieur Marot le jour même, dans l’après-midi, vers 17h30. Pour finir, Jacqueline Sauvage affirme avoir fermé les yeux lorsqu’elle a tiré trois coups de fusil qui ont atteint le dos de son mari , cependant étant une chasseuse habituelle,  ce comportement est considéré comme surprenant selon les informations recensées sur le site internet Wikipédia.

Cependant, Jacqueline Sauvage a été relâchée et est maintenant une icône représentant toutes les femmes qui subissent des violences conjugales.

  

Photo prises par lexpress.fr et Philippe Bilger, Jacqueline Sauvage lors de son procès.

Molza Mathilde & Petit Anaïs