Jules Renard découvre la Chine  grâce à une jeune étudiante en Design

Lundi 29 mai 2017, dans le cadre de sa Classe Presse, le lycée Jules Renard a accueilli une étudiante qui a suivi un programme à l’étranger d’échange culturel, Orianne Philippon.  Originaire de Nevers, elle est venue nous faire part de ses expériences. Elle  étudie à l’ÉSAAB (École Supérieure d’Arts Appliqués de Bourgogne). Cette école lui a permis de partir six mois en Chine plus précisément à trente minutes de Shanghai dans le cadre d’un programme d’étude. Shanghai est une ville dépassant les 25 millions d’habitants dont 8% sont des étrangers. Le campus dans lequel se trouvait Orianne enseigne à environ 10 000 étudiants. Ce programme d’étude lui a permis d’avoir quatre heures de cours de chinois par semaine lui donnant ainsi la possibilité d’apprendre les bases de la langue.

Orianne Philippon devant les élèves de la classe presse (2nde 9)

Les Chinois sont très friands de la culture française, en effet on peut retrouver là-bas de nombreux quartiers avec des maisons dites « à la française », elles sont la représentation du style français adapté à celui des résidences chinoises. Le style français est également présent dans les rues. On trouve par exemple de nombreux platanes dans celles-ci car ces arbres sont souvent présents en France. On trouve également de nombreuses boulangeries vendant des viennoiseries comme des croissants ou des pains au chocolat.

La culture chinoise est assez différente de la nôtre et elle varie en fonction de la partie du pays dans laquelle on se trouve et des 56 nationalités qui y vivent.

Ainsi, la nouvelle ville de Shangaï compte de nombreux CBD (Central Business District) tels que Pudong où se trouve d’immenses tours comme  la perle de l’Orient ou le Décapsuleur. On peut également retrouver le premier port maritime au monde qui permet de poursuivre l’ouverture chinoise. Mais encore des grands quartiers tels que Puxi qui marque le début de la vielle ville chinoise avec ses ex-concessions du 18ème siècle et ses jardins à la chinoise reconnaissables grâce à leurs emblématiques aménagements de plantes, d’eau, de roches et de pavillons. Elle nous confirme ce diction chinois : « Au ciel il y a le paradis, sur Terre il y a Suzhou et Hangzhou » .

Mais ce programme a également permis à Orianne d’en apprendre un peu plus sur Shanghai et la Chine en général. Tout d’abord, la Chine affiche une grande productivité mais n’a pas beaucoup de créativité c’est pour cela qu’elle cherche de nombreux designers architectes ou encore ingénieurs, en particulier français. Elle nous explique aussi que les conditions de travail et de vie y sont aussi très différentes car les chinois n’ont pas autant de réglementations concernant la sécurité et les heures de travail. Le salaire y est moins élevé, mais la Chine compte une main d’œuvre largement supérieure à la France ce qui permet aux chinois de travailler plus vite. En effet, quand les français ont besoin de 4 à 6 mois pour réaliser des travaux comme la construction d’une route ou d’un pont, les chinois n’ont besoin que d’un à deux mois.

Ensuite le mode de vie chinois est très différent du nôtre. On trouve seulement des belles voitures signe de réussite sociale ou alors des petits scooters électriques. Il existe également de nombreux temples où les Chinois viennent prier bien que certains ne soient pas croyants. Certains disent même qu’ils ne croient pas en Dieu mais en l’argent. Enfin, les chinois font en sorte de se conduire comme les meilleurs citoyens instaurant ainsi une confiance entre tout le monde. Mais malgré cela, la Chine est victime de censure. Orianne nous a ainsi indiqué qu’elle ne pouvait pas exprimer certains mots ou certaines opinions.Par ailleurs, certains Chinois se censuraient lorsqu’ils lui parlaient, sans compter les restrictions liées à l’usage d’Internet.

Pour conclure, ce voyage a permis à Orianne de découvrir une nouvelle culture ainsi qu’une nouvelle langue et a pu de ce fait enrichir ses connaissances. Elle nous a encouragé à sortir hors de nos frontières par la suite.

Classe Presse 2de9

Myriam Allache, Victorine Adam, Arthur Conchon, Karl Ettorki,