Interview de Monsieur Le Bouedec sur le Brevet d’Initiation Aéronautique

Qu’est ce que le BIA apporte aux jeunes ?

Je pense que le BIA c’est intéressant parce que ça vous ouvre des portes, pour le moment vous êtes assez jeunes, ça vous ouvre des perspectives de carrières. Cela vous sensibilise avec l’aviation. L’aéronautique, en France, est quand même un secteur qui est très important. Il y a des constructeurs d’avions, des pilotes, des ingénieurs et des contrôleurs aériens. Ce sont des métiers d’avenirs. Le trafic aéronautique va doubler dans le monde dans les vingt années qui viennent donc il va falloir du monde pour faire tourner les avions. C’est intéressant de sensibiliser les jeunes, comme vous êtes à ces métiers de l’aéronautique.

La deuxième phase, après le BIA vous allez passer un examen. Vous allez faire un mini-stage de pilotage et vous allez faire une ou deux heures selon votre mention, ça peut aller jusqu’à quatre heures. Puis, vous pouvez vous inscrire dans un aéroclub, dans le notre par exemple et passer votre brevet de pilote donc vous aurez des bases solides si vous voulez poursuivre votre carrière.

Que peut-on faire comme métier en lien avec l’aéronautique par la suite ?

En passant par l’armée vous pouvez être pilote de transport ou de chasse et après pilote civil, ou directement pilote civil. Avec un BAC +2, on peut devenir pilote. On peut être accepté à l’ENAC, l’école de pilotage qui est à Toulouse, pour entrer chez Air France ou d’autres compagnies.

Comment se situe la France dans le monde aéronautique ?

La France est quand même le deuxième pays aéronautique du monde derrière les Etats-Unis. On fabrique des airbus, des avions de chasse, des hélicoptères…  On est le premier fabricant mondial d’hélicoptères avec l’Allemagne.

Est ce que le BIA apporte un point important dans notre dossier (ou CV) ?

Oui, si vous voulez faire une carrière aéronautique, et si vous avez votre brevet de pilote et que vous rentrez à l’armée c’est déjà un plus. On a d’ailleurs des élèves de Jules Renard qui ont fait ce cursus là, qui sont passés par le club et après qui sont rentrés dans l’armée comme pilote de transport et maintenant il y en a un qui est pilote à l’armée sur de petits avions. L’autre est parti dans le civil, il est pilote d’avion pour un propriétaire d’avions. Reconnaissez, que ce sont quand même des jobs beaucoup plus intéressants que de travailler dans une usine.

Quel conseil pourriez-vous donner ?

Travaillez l’anglais je sais que les langues ce n’est pas notre fort en France. Travaillez votre anglais parce que la langue officielle de l’aéronautique c’est l’anglais.

Pourquoi conseillerez-vous de passer le BIA ?

Le BIA est une aubaine car il est plein d’avenir et vous êtes sûrs d’avoir un travail intéressant et bien payé. Regardez radar 24 sur internet, vous verrez en temps réel le trafic aérien dans le monde entier. Quand vous voyez ça, vous vous dites quand même qu’il y a du boulot parce qu’il faut des gens qui travaillent dans l’air (hôtesse, pilote…) et aussi du personnel au sol (aiguilleur du ciel, mécanicien…)

 

Nous tenons à remercier, Monsieur Le Bouedec qui fait partie de l’association (sans but lucratif) de l’aéroclub de Nevers. Il s’occupe de l’entretien des avions, d’une partie du BIA et de faire passer les brevets.

AUTEURS DE L’INTERVIEW : Nell LABREVOIR et Marwan AIT SI RAHAL